Santiago, Chile


Où on essaye d'amortir l'achat de la bagnole.

Pichilemu

Reprenons, donc où on en était restés. Mer ou montagne ? Ca s'appelle Pichilemu. Il y a des sapins sur les hauteurs et des chalets barriolés alignés. Si on monte un peu, on voit les cimes enneigées. Il parait que l'activité principale tourne autour de la glisse: c'est la mer. Si on se retourne,  il n'y a plus de doute. Le vent et les vagues sont la pour les surfeurs. Les chalets s'appellent tous "cabañas" et se louent à la nuit. Les plages sont noires, mais pas de monde, de sable - probablement d'origine volcanique ? Les andes ne sont pas si loin.

Pichilemu

En fait, la ville elle même est moins trompeuse. Au début du siècle, quelqu'un a decidé d'en faire une station de la cote d'azur a la mode. Il reste quelques constructions et une promenade  pour rappeler cette initiative. Ca a gardé un certain charme. Il n'y avait plus de place dans les cabañas "duna mar", mais on a trouvé une alternative raisonnable. On est allé passer le dimanche un peu plus loin sur la cote. Accès par des routes pas trés goudronnées. On aurait peut être du acheter un 4x4. Bon, ca passe. Le bébé n'a peut être pas aimé, mais il ne l'a pas trop montré. Au bout, ca valait le coup. Un bon resto de fruits de mer dans un tout petit village et une lagune... La lagune c'est non negligeable, vues les vagues et la temérature de l'eau. Le vent nous a un peu décoiffés et découragés le lundi. On est rentrés tôt pour éviter les embouteillages. Raté. Il n'y en a pas eu.

D'autres images

D'autres virées

Pas de distances trop longues les autres wes. Mais quand même, la cote au niveau de Santiago. Plus dense qu'au sud. El Quisco, près d'Algarrobo, entre Valparaiso et San Antonio.

Entre San Antonio et Valparaiso

Cabañas fleuries, plages moins sauvages (a part celle la), mais encore vides, Isla Negra qui n'est pas une ile, mais contient "la" maison de Pablo Neruda, machas a la parmesianna, Eucalyptus et gros rouleaux. Le (début du) cajon del Maipu, une des vallées qui permettent de rentrer un peu dans les andes. Cette fois, on s'est arretés avec le pavimento. On garde la fin de la balade pour une autre fois. La granja educativa, une sorte de ferme modèle. Des chèvres, des vaches, des chevaux et ... des lamas. Avec la traite et les bibis en direct. Le bonheur, quoi ! Une tentative de rodéo. Comme il a été annulé a la dernière minute, ca nous a juste fait un pretexte pour voir un village de la vallée centrale...


Un we a Santa Maria, a 100 kms au nord de Santiago avec les Maass(s). Leur maison de "campagne" n'est ni a la mer ni a la montagne. Plutôt dans les vignes. Ca ne veut pas dire qu'on ne voit pas les montagnes...

Santa Maria  



Mais ca veut dire que l'eau est chaude et qu'il n'y a pas de vagues. Parceque dans la piscine ca chauffe vite. Farniente, glaces sur la plaza de armas de San Felipe, carne al barbecue ... we tranquille.


Bon, mais on est pas toujours en dehors de Santiago. 

La ciudad

Santiago est une ville plate. Mais entourée de montagne. Les montagnes sont très peu construites. Donc très vertes. Enfin, plutôt jaunes, vue l'humidité ambiante l'été. Et blanches en haut, vue l'altitude la haut. Mais en tous cas, le béton est plutôt sur le plat. Quand on est en bas, les choses sont assez simples. Les andes sont toujours a l'est. Pas facile de se perdre.

Santiago




La ville a apparement été construite le long d'une ligne de métro est-ouest (et retour). Ensuite elle s'est dèveloppée dans les autres directions, et aussi vers l'est, au delà du métro. A un moment a du apparaitre la ligne numéro 2, pour aller vers le sud. Le grand mystère, du moins de mon point de vue, c'est la troisème (et dernière, en l'état actuel) ligne de mètro. Qu'elle aille aussi vers le sud, passe encore, mais elle porte le numéro 5. D'accord, il y a une ligne numéro 4 en construction, mais ca n'explique pas tout.

Probablement a l'apparition de la voiture, on a ajouté, essentiellement le long de la ligne de metro une succession d'avenues, d'ouest en est, l'Alameda, Providencia, Apoquimbo et Las Condes. Si vous avez bien suivi, au bout de Las Condes, vous etes dans les Andes. D'ailleurs, la prolongation de l'Alameda de l'autre coté s'appelle "Camino a Valparaiso. Le centre s'est installé plus ou moins au milieu (un peu a gauche sur le plan). Il a essentiellement, d'après les meilleurs guides touristiques, la forme d'un triangle (isocèle). A gauche, la Panamericaine, l'Alameda et au sud le Mapocho.

Défiant les principes urbanistiques les plus élémentaires, les riches se sont installés à l'Est. Construisant a tour de bras des immeubles (récents) et des villas sous les andes. Les riches n'ont pas toujours été aussi rebelles. Avant, le quartier chic était a l'ouest immédiat du centre (mais a ce moment la, je ne sais pas trop ou étaient les ouvriers). L'avantage de cette situation, c'est que les vieilles (et parfois assez belles) demeures de ces anciens riches sont restées debout, même si elles n'ont pas toujours eu droit à l'entretien qu'elles méritent. Bon, c'est assez schématique et unidimensionnel. En fait, la ville s'etend aussi beaucoup au sud, mais plus en quartiers residentiels. Un intermediaire, Americo Vespuchio,  entre le periph et la Francilienne essaye de faire le tour, mais je crois qu'il est un peu depassé. A part a l'est et dans le centre, il y a très peu d'immeubles haut (en particulier si on compare a São Paulo). Et, même à l'est, c'est assez vert. Un peu a cause des montagnes et collines environantes, mais aussi parceque les plantes ont l'air de faire partie du mobilier urbain et sont, à ce titre bien entretenues. Ca fait que même certains axes assez passants arrivent a avoir une bonne tête. Ca fait qu'en général, il est assez plaisant de se promener à pied.

D'une certaines manière (genre tourisme guide bleu, par exemple), il n'y a pas grand chose a visiter. OK, le marché central, le musée d'art précolombien, et quelques autres curiosités. Mais ce qui me semble agréable, c'est de se promener un peu partout, de découvrir les particularités de chaque quartiers, et ca tombe bien, on a du temps pour le faire. Et aussi de monter sur chacune des collines, pour avoir des points de vues sous des angles différents sur la ville.

Vue du telepherique

Pour ce dernier aspect, notre situation géographique est assez  royale. Le parque metropolitain couvre la face sud du cerro San Cristobal. Entre le funiculaire, quelques routes, et le telepherique, il n'est pas trop compliqué d'arriver en haut. La descente est tranquille. On a de multiples pretextes pour y aller. Le zoo, la piscine d'Antilen, des restos, la présence de visiteurs a y accompagner ou simplement les jeux  pour enfants au dessus du jardin botanique. Alors on en profite.



Et il arrive aussi qu'on fasse d'autre choses que se balader.

El Castillano

Au mois de Novembre, Elodie a attaqué les cours d'español, à l'Institut Goethe en centre ville. De 9 à 13 tous les matins, pendant que les minots étaient au jardin y yo au boulot. Comme on bougeait tous les we, c'était assez fatiguant. Comme on attendait du monde en Décembre, ca n'a duré qu'un mois. Dire qu'Elodie est completement fluent serait exagéré, mais ca a permis de commuter du portuguais au castillan... Ca a été aussi une occasion de voir du monde, d'autres etrangers, aussi en cours d'installation, pour des durées plus ou moins longues. Pour le "parler", le portuguais est plutot un handicap. Mais pour la lecture, ca aide. Elodie en particulier est assez à l'aise. Elle aura certainement lu l'integrale d'Isabelle Allende avant notre départ...

Ferréol  connait ses couleurs et, surtout ses animaux. Il compose: "caballo blanco", "perro amarillo", "conejo negro", etc... Pour le reste, il capte certaines expressions, et arrive apparement a se faire comprendre. Un classique: "no es tuyo, es miyo".

Garance, elle, ne va pas tarder a nous mettre mal a l'aise. Elle nous reprend parfois sur la prononciation, et on a l'impression que son vocabulaire a explosé. En tous cas, elle n'a plus aucune appréhension pour aborder la population locale.

Chez nous

A la fin du mois de Novembre, je crois qu'on se sentait vraiment chez nous a Santiago.

A partir de Novembre, les niños ont pris le déjeuner au jardin. Garance y a même passé quelques après midi. Mais elle en a eu vite marre. Ingrid (femme de ménage et nounou ; on dit "la nana") passe la journée à la maison et peut rester le soir. Cela nous donne pas mal de liberté. En particulier, on arrive à aller au ciné et on commence à connaitre quelques restos...

Les débuts de Ferréol, surtout du coté des fins de journées ont été un peu durs. Il acceptait assez mal d'aller se coucher et dormait mal. Ca s'est nettement amélioré. Maintenant, il semble s'être bien adapté. Difficile de se rendre compte s'il se rappelle vraiment de Marseille. En tous cas, il profite bien.

Garance, elle, ne semble pas avoir eu de difficultés. Cela dit, depuis quelques temps, elle parait encore plus à son aise. Elle a fêté son anniversaire le 6 décembre. Ses copines lui manquait. Mais elle prévoit régulièrement la grande fête qu'elle fera au retour. Ici, la fête peut s'organiser au jardin. Ca se fait le vendredi matin, ça tombait bien. C'est tout un rituel. Elle était très fière.

Le plus sympa, c'est peut-etre que depuis quelque temps, et après une période de froid, il jouent de plus en plus ensemble.

L'année scolaire termine fin Décembre. On a eu droit a un petit spectacle. Le jardin reste ouvert en Janvier, avec moins d'enfants, mais sera fermé en fevrier.

On suit de près (de très près) les travaux de construction de la Costanera Norte, un axe genre 2x3 voies sous le Mapocho.

Dynamics and Randomness

Des fois, je bosse. En fait, assez souvent, même. Je pourrais vous en parler, mais vous n'ecouteriez pas. Disons que je vais au bureau après avoir posé les enfants au jardin, vers 9h. Un café, un peu de marche et 10 stations plus tard, j'arrive au Centre de Modelisation Mathématique (CMM), qui est relié de manière administrativement baroque au Departement d'Ingenierie Mathematique (DIM) de l'UCHILE. Normalement il faudrait traduire "Ingenieria" par "Génie", mais ça n'est pas bon pour les initiales. De mon bureau il y a une a une belle vue. Les locaux sont modernes, surtout que, depuis fin Novembre, il y a une nouvelle machine a café qui fait de l'expresso comme si on y était. Mes collègues sont sympas (c'est publique une page ouebe et en moyenne ils parlent français comme vous et moi). Le midi, c'est a dire vers 14h, on déjeune à Las Delicias. Ca, je developpe un peu plus loin. Il y a souvent beaucoup de français au CMM. Mais, alors, entre le 9 et le 13 Décembre, ca grouillait. Il y avait aussi d'autres sortes d'etrangers. Ca s'appelait Dynamics and Randomness, allez voir si vous voulez.

En fait, il y en a même certains qui sont arrivés avant le colloque. Par exemple, Jean-René (Chazottes) et  Fabien (Durand) qu'on connaissait de Marseille (!). A partir de là, on a eu un peu toujours l'impression d'avoir de la visite...

CCCF

Comme d'habitude, François et Carole nous ont rejoint à notre arrivée dans l'hémisphère sud pour Noël. Cette fois ci avec deux minots de plus de chaque coté et un cinquième dans la boite, on était moins mobiles qu'en 97 au Brésil. Alors, on a rien fait. Sinon se balader un peu dans Santiago.  

Balade


Bon, au bout d'une semaine, on est quand même sorti de Santiago. Direction la cote, au nord de Valparaiso. Assez extra. Mais c'est en écrivant que je réalise qu'on a jamais vu les photos qu'on a prises. On a du paumer la pelloche. Dommage. Bon, on y retournera... Ca a fait plage, chateaux de sable et fruits de mer, juste avant la cohue sur la cote. Ca passe de villages assez pittoresque comme Horcon a la station chicos de Zapallar. On a fini par Valparaiso le 23 avant de remettre le cap sur Santiago pour fêter Noël.


Les minots ont eu droit a un vrai Noël en été. Avec le sapin, la crèche et les cadeaux. Mais sans la neige. Pour nous, c'est moins original. Si on regarde les 10 dernières années, on a du passer la moitié des 25s décembre dans l'hémisphère sud... On a regardé l'après midi du 25 depuis la piscine d'Antilen. Les minots étaient ravis.

Antilen

François  & Carole sont allé faire un saut a Mendoza. Ca nous a fait 2 jours seuls avec 4 enfants (et demi). Quand on se promenait au zoo, les gens se essayaient de les remettre dans l'ordre d'age... pensant a priori qu'ils étaient tous a nous. Ca pouvait coller, mais juste, juste. Clémence est plus proche de Ferréol que de Garance. Mais Ferréol  a des idées bien arrétées sur ce que les gens ont le droit de faire ou pas. Et pour Clémence, il avait mis les choses au point dès le début: rien. Elle avait du mal a bouger sans qu'il ne lui saute dessus. Elle a ramené l'empreinte de ses dents a différents endroits. Ca s'est un peu arrangé après, et il y a même eu des bons moments, mais le résultat c'est que Clémence a passé l'essentiel des 15 jours avec Garance. Je crois qu'elles se sont bien amusées. En tous cas Garance était ravie d'avoir une copine avec qui elle pouvait parler français.

François  & Carole  sont rentrés d'Argentine chargés de vin, pour nous permettre de comparer les coteaux des deux cotés des andes. Cela nous a permis aussi d'arroser l'arrivée de Marie-Pierre et Fabien, le 29. ....

Avant le réveillon "avancé" au 30 parceque les Granade voulaient passer la nuit du 31 à Miami sur le chemin du retour. Ils disent que c'est juste pour payer les billets moins chers qu'ils ont pris ce vol tordu, mais je ne les crois pas. Bref une soirée bien franchouillarde, surtout au niveau du plateau de fromage qui avait passé la nuit dans l'avion et la douane avec Fabien, et au niveau des discussions, fort animées. Trop ? En tous cas, le 31 moins nombreux (et moins frais), on commencé à diner à minuit... heure française, soit 20h ici. Après, c'a a été "bonne année bonne nuit".

Bonne année

Dos mil tres

Marie-Pierre et Fabien nous ont quittés pour aller voir des pingouins dans le grand sud. Et aussi des glaciers, les Torres del Paine, des chilotes (neanmoins chiliens), des bistrots castristes, un radiologue, des refuges, des cailloux, des parilladas accompagnées de Malbec, et toutes sortes de choses interessantes que nous n'avons pu decouvrir que quelques jours plus tard et encore, grace à la magie des appareils numériques, et seulement sur petit écran. Parcequ'ils sont rentrés en France en repassant par par Santiago. Si vous voulez venir aussi passez voir le programme.

Nous, pendant ce temps, on a repris notre rythme Santiaguense.

Premiers émois numériques

Garance a a peu pres compris l'español, du moins assez pour ses besoins courants. Elle s'est mise a l'informatique. C'est assez interessant de suivre tout ca. Elle a eu quelques CDROM bien fait pour Noël et elle les explore avec passion. La télé a intérêt a bien se tenir si elle ne veut pas se faire oublier. La manipulation de la souris est assez naturelle, mais bon, ca fait quand même drôle de la voir en faire ce qu'elle veut... Enfin, pas toujours, justement, et ça l'enerve. Ferréol a essayé aussi, mais ca demande plus de patience (de ma part, je veux dire).

Stupeur et tremblottement(s)

Début Janvier, on prenait tranquillement le café sur la terrasse. Les minots dormaient depuis une demie heure. Tous les deux, sans le dire, on a pensé, "Tiens, on entend le métro". Puis "Tiens, c'est la première fois qu'on l'entend". Puis "C'est bizarre parcequ'a cette heure la il est fermé". Ensuite, ça s'est amplifié un petit peu, les vitres ont un peu vibré. On a eu juste le temps de rentrer pour couper le gaz et s'eloigner des vitres. C'était fini. Ce qui a fait le plus de bruit, c'est l'hélico qui a tourné ensuite pendant une heure pour vérifier qu'il n'y avait pas de casse. Pas très impressionant, vu de la bas. Mais c'etait la première fois qu'on sentait une secousse et ça fait drôle. C'était la plus importante depuis 8 mois. Il peut y en avoir d'autres, mais il parait que les immeubles sont bien conçus. En tous cas le notre date d'avant 85 quand ça avait bien tapé. Et apparement il a tenu.


Quelques clichés

En vrac, que je developperai si j'y pense :  Les pueblitos artesanales, Les bus jaunes., Les chiens errants, Le sentiment d'in-insécurité, Doubler par la droite, Les cerfs volants en septembre. , Les minots qui dessinent les andes, Les gens en costard, Les plazas de juegos et les nounous, Fallabella, Almacenes Paris, Ripley et la gestion des stocks, Les horaires de travail, Les croissants de lune.

On y est presque 

Je veux dire à la fin de la page. Je disais donc que MP et Fabien sont repassés. D'abord Marie Pierre, pour un we, avec qui nous sommes allés passer une journée à Valparaiso. On avait vu avec François et Carole, mais si vous avez bien suivi, vous savez que j'ai perdu la pelloche. D'ailleurs, depuis, il s'est cassé et j'en ai pris un numérique et j'en suis bien content. Premiers essais.

valparaiso

Fabien est resté quelques jours de plus sur Chiloé, avant de repasser lui aussi, au moment de l'anniversaire d'Elodie, pour nous emmener chez "Aqui esta Coco", nous faire voir les photos et jeter un dernier coup d'oeil a Santiago.

Tout le monde, parti.

Nous, on en était la (à peu près)


Niño


Mais, le 24 janvier, on a avancé d'un cran.

Eloi